Y a t-il un âge pour philosopher ?

y a t-il un âge pour philosopher - les fausses idées que nous avons pour apprendre aux enfants à penser.

Pourquoi l’âge semble important ?

On peut penser que la philosophie n’est pas nécessaire pour les plus petits. Cette discipline en effet est obligatoire uniquement en terminale. Pourtant les ateliers à visée philosophique deviennent de plus en plus fréquents dans les écoles primaires, maternelles depuis quelques années.

On s’est aperçu, en effet depuis l’instauration de ces ateliers, de la diminution des incivilités. L’atmosphère se modifie et les relations humaines deviennent plus saines dans les écoles.

A quel âge alors peut-on philosopher ?

Apprendre à philosopher aux plus petits, peut paraître difficile quand on sait que ce n’est pas évident pour les plus grands.

Pourtant les enfants se prête facilement à cette discipline quand on reconnaît leur pouvoir de penser. Ils y voient alors l’occasion de s’exprimer, d’échanger et de développer leur faculté de raisonner ainsi que leur esprit critique.

Il faut juste un peu de temps et de la régularité.

Les enfants et leurs drôles de questions.

Vous souvenez-vous quand vous étiez enfants les questions que vous vous posiez ? Moi si. Les choses n’ont guère changé, les enfants ont toujours autant de préoccupations.

Certains parents se trouvent démunis, parfois surpris avec les drôles de questions de leurs enfants. https://www.je-suis-papa.com/15-questions-d-enfants/

Dis maman :

« Où est ce que j’étais avant d’être né (e) ? »

« Est-ce que je vais grandir longtemps ? »

« Tu crois qu’il y a des gens dans la lune ? »

« Qui je suis ? »

Et si c’était ça philosopher ?

Pas d’inquiétude, vos enfants vont bien. Ils s’interrogent, ont des doutes. Plus ils grandissent, plus leurs questions sont impressionnantes. Mais finalement ce sont des questions d’ordre existentiel, la vie, la mort, ce à quoi nous sommes confrontés nous-même.

Un enfant me dit l’année dernière, « je n’aime pas cette école, je me sens enfermé ». Je lui demande pourquoi, ce qu’il ressent et je lui propose que nous en parlions lors d’un atelier. La semaine suivante, avant les vacances de Noël, les enfants ont échangé sur le thème « l’école est-elle un enfermement ». A la reprise en janvier,  ce petit garçon dit à sa maitresse : « je suis content de vous voir maitresse » et de venir à l’école.

Alors, quoi penser ?

Ce qui compte c’est ce qui les intéresse. Certains veulent parler de la nature, de l’amitié, de la pollution. Le plus important c’est de répondre à leur demande dans l’instant. Dès l’âge de 3, 4 ans, les enfants s’aperçoivent d’un environnement qu’il ne saisisse toujours pas. Des différences les entoure, les filles, les garçons, les émotions les submerge, la confrontation avec des évènements difficiles. Ils ne comprennent pas.

Les enfants sont soumis aux mêmes incertitudes que nous et sont directement impactés par tout ce qui se déroule dans leur contexte familial et sociétal.

Ils s’interrogent tout simplement sur le sens de la vie.

Voilà un panel des questions que nous avions listés en début d’année 2019 pour initier à la philosophie.

Classe de CM2 de Lattes.

Leur aptitude à réfléchir est prodigieuse. Elle est beaucoup plus précoce et naturelle qu’on ne le pense.

Se poser des questions est signe de bonne santé et est le premier pas vers la philosophie. Pensées d’enfant

Bien souvent notre réaction de parents, est de les rassurer. Nous apportons une réponse parfois laconique ou nous jugeons la réponse trop compliquée pour leur âge et nous éludons.

Ce n’est pas ce que notre enfant nous demande.

Ce qu’il pose est une vraie question qui mérite que l’on s’y attarde. Il est important de bien écouter, de le considérer en tant qu’être pensant et prendre le temps d’y réfléchir ensemble.

 

Pourquoi exclure les enfants de la philosophie ?

Le temps que l’enfant passe à penser, à échanger, constitue le début de sa propre construction.

Bien sûr nous ne sommes pas dans la philosophie en tant que matière, dispensée pour le BAC avec des énoncés parfois obscurs.

Notre démarche est plus adaptée. Nous abordons une philosophie qui consiste à réfléchir à partir d’une pensée, la clarifier, la rendre accessible. Il est important que l’enfant ou l’adolescent réalise ses incohérences et qu’il soit soumis à la critique et à la contradiction.

 

Des discussions avant tout. 

Il ne s’agit pas de donner des cours. L’essentiel, cultiver leur problématique afin de développer leur sagacité. Il n’est jamais trop tôt pour oser penser par soi-même, parler par soi-même, parler aux autres dans l’échange spontané.

A 3 ans, 12 ou 50 ans, les thèmes seuls varient, le vocabulaire usité, la complexité de l’argumentation. Le but est le même, permettre une élaboration de l’être à travers la construction de la pensée.

Ainsi, il apparaît essentiel de donner la parole dès que possible ce qui permet bien souvent de désamorcer des émotions excessives. 

Osons la philosophie avec les enfants et à n’importe quel âge.

Un commentaire

  1. […] C’est être fier de son propre regard, c’est croire en soi. […]

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